La FFF modernise son identité visuelle suite à l'arrivée de Zinédine Zidane
La Fédération française de football a officialisé ce 29 juillet, selon La Dépêche, un nouveau logo des équipes de France — une refonte graphique dévoilée au lendemain de la nomination de Zinédine Zidane comme sélectionneur.
Maxence Prieur·mis à jour 30 juillet 2026

Pour les professionnels du branding, l'opération dépasse le simple rafraîchissement: elle condense en une seule journée un repositionnement sportif et une rationalisation de l'écosystème visuel fédéral.
Un rooster redesigné, une logique de continuité assumée
Le coq conserve sa place centrale dans l'écusson, mais son tracé a été entièrement revu. Plus épuré, plus anguleux, il s'inscrit dans une filiation revendiquée avec les premières versions utilisées par la FFF dans les années 1920 — un retour aux sources qui n'exclut pas la modernisation. Les deux étoiles, références aux titres mondiaux de 1998 et 2018, restent en place, tandis que le mot « France » s'ajoute désormais sous l'emblème. Cette typographie intégrée à l'écusson constitue un changement structurel: la signature verbale n'est plus un élément périphérique mais une composante à part entière du blason.
Le choix d'un redesign plutôt qu'une refonte totale signale une stratégie de continuité maîtrisée. La FFF ne cherche pas à rompre avec son patrimoine visuel — elle en extrait les éléments vectoriels les plus identifiants pour les recombiner dans une grille plus adaptée aux usages contemporains.
Charte unifiée, cibles numériques
Au-delà du symbole, la Fédération déploie une charte graphique commune à l'ensemble des sélections nationales: Bleus, équipes féminines, équipes de jeunes. L'objectif affiché par François Vasseur, directeur marketing et développement économique de la FFF, est de donner aux Équipes de France « une expression plus moderne, cohérente et impactante ».
Concrètement, cette cohérence passe par de nouvelles typographies, un système chromatique recentré sur les couleurs historiques et un univers graphique pensé prioritairement pour les réseaux sociaux, les contenus vidéo et le marketing événementiel. L'unification des déclinaisons — qui fragmentaient jusqu'ici l'identité entre catégories d'âge et genres — répond à un impératif d'efficacité: réduire le nombre d'adaptations manuelles, garantir une lecture homogène quel que soit le support, du maillot aux écrans mobiles.
Ce que les graphistes doivent retenir
Cette refonte illustre une mécanique désormais standard dans le sport institutionnel: le lancement d'une nouvelle identité coïncide avec un changement d'ère sportive pour maximiser la résonance médiatique. Pour les praticiens du branding, trois points méritent attention.
D'abord, la hiérarchie visuelle a été recomposée — l'inscription « France » passe d'élément secondaire à ancrage typographique principal du logo. Ensuite, le choix d'un retour aux années 1920 n'est pas anecdotique: il établit une continuité narrative qui ancre la modernité dans une légitimité historique, un procédé récurrent dans les refontes d'institutions matures. Enfin, l'unification entre équipes masculines, féminines et de jeunes constitue un signal fort — la FFF anticipe ici les critiques sur la fragmentation des identités sportives et impose une lecture paritaire dès le premier coup d'œil.
Le calendrier de déploiement complet sur les différents supports reste à observer: la cohérence graphique d'une telle refonte se juge à l'usage, une fois la charte confrontée aux contraintes réelles du terrain — maillot brodé, signalétique stade, applications mobiles.