Design marocain : cinq créateurs en lice pour le Prix de l'IMA 2026
Selon Aujourd’hui le Maroc, cinq créateurs marocains figurent parmi les finalistes du Prix du design 2026 de l’IMA.
Margaux Delattre·mis à jour 27 juillet 2026

Le Desk évoque également la présence remarquée du design marocain dans ce concours organisé à Paris: une information brève, mais qui compte pour tous ceux qui regardent comment se construisent aujourd’hui les circulations entre identité visuelle, édition, objets et interfaces culturelles.
Nous avons souvent tendance à ne voir les prix qu’au moment du palmarès. Pourtant, la sélection elle-même dessine déjà un paysage: quels récits graphiques deviennent visibles, quelles signatures sortent du cadre national, quelles manières de composer avec les références, les langues et les usages trouvent un espace de reconnaissance? Ici, cinq parcours marocains entrent dans ce champ de vision.
Une visibilité qui dépasse le simple palmarès
Le fait que cinq créateurs marocains soient annoncés finalistes ne permet pas, à lui seul, de juger leurs projets ni les critères du jury — ces éléments ne figurent pas dans les informations disponibles. Mais il rappelle une chose essentielle: dans le design, la visibilité est aussi une question de contexte de présentation.
Un projet peut être très solide dans son territoire d’origine et rester difficile à lire ailleurs s’il n’explicite pas son intention, ses références ou son usage. À l’inverse, lorsqu’une sélection internationale l’expose, elle crée une nouvelle surface de lecture. Pour nous, designers, directeurs artistiques ou simples observateurs de l’image, c’est un rappel utile: le portfolio ne devrait jamais se limiter à une galerie d’images impeccables. Il doit rendre le parcours du regard fluide — montrer ce qui a été conçu, pour qui, dans quel cadre, et avec quelle attention portée à l’expérience.
Le Maroc comme espace de création, pas comme étiquette
L’expression « design marocain » est pratique dans un titre, mais elle risque vite d’aplatir des pratiques forcément diverses. Une identité visuelle n’est pas intéressante parce qu’elle coche une origine; elle le devient lorsqu’elle transforme une culture visuelle, des savoir-faire, une typographie, une matière ou un geste en proposition précise.
C’est là que cette présence parmi les finalistes mérite notre attention. Elle invite moins à chercher une esthétique unique qu’à observer les nuances: comment les créateurs présentés articulent-ils héritage et contemporanéité? Quelle place donnent-ils à la lisibilité, au rythme, à la fabrication, à l’émotion? Et surtout, que reste-t-il lorsque l’objet ou l’image quitte son contexte initial pour être regardé à Paris, puis potentiellement ailleurs?
Ce qu’il faudra regarder ensuite
À ce stade, les sources disponibles confirment la présence de cinq créateurs marocains parmi les finalistes, sans détailler leurs noms, leurs projets ou l’issue du prix. Il serait donc prématuré de projeter sur cette sélection une victoire, une tendance ou une école esthétique.
La bonne pratique, pour notre communauté, consiste à attendre les projets eux-mêmes. Car c’est toujours là que le design se vérifie: dans la précision d’une mise en page, le confort d’une navigation, la cohérence d’un système graphique et la capacité d’une forme à accueillir son public sans friction. Le palmarès fera peut-être événement; les choix de conception, eux, raconteront réellement ce qui avance.