Mlle Pitch Awards 2026 : le triplé historique d'une campagne print
Graphiline.com, la campagne « Une séparation laisse toujours des traces » a signé un triplé inédit au palmarès 2026 des Mlle Pitch Awards, en s'imposant simultanément dans les catégories Grand Prix du jury, affichage print et DOOH.
Maxence Prieur·mis à jour 19 juillet 2026

Imaginé par deux étudiantes de Sup de Pub Paris, ce visuel — deux morceaux de pâte à modeler enlacés dont la séparation laisse une empreinte — s'est détaché de 680 campagnes lors d'une soirée de remise organisée le 8 juillet au Palais des Glaces.
Une mécanique d'image avant tout
L'efficacité du dispositif tient moins au sujet qu'à sa grammaire visuelle. Deux fragments jumeaux, une continuité rompue, un négatif aussitôt reconnaissable: la campagne fonctionne comme une démonstration, pas comme une narration. Le jury présidé par Sylvain Thirache salue d'ailleurs une pièce « élégante dans la forme », et la jurée Babette Auvray-Pagnozzi souligne une trouvaille « qui appartient à l'univers de l'enfance sans tomber dans les codes attendus de la protection de l'enfance ». Le constat technique est net: la métaphore supporte le passage du print au DOOH sans recalibrage, parce qu'elle repose sur un rapport de formes et non sur un texte explicatif.
Un écrémage qui dit quelque chose du concours
Quelques chiffres structurent l'édition: 1 647 créatifs et étudiants mobilisés, six catégories historiques (affichage print, film, radio, digital, DOOH, 360) et l'arrivée d'une catégorie Réel IA. Le format imprimé conserve donc un poids central — il suffit de rappeler que le Grand Prix du jury, l'affichage et le DOOH sont tous revenus au même projet. À noter également: le deuxième Prix print distingue « Loin d'être ensemble » de trois étudiants d'EFET Créa, un parti pris graphique qui, selon ses auteurs, représente l'absence sans discours démonstratif. Deux approches, une même économie de moyens.
Ce qu'il reste à observer
Le palmarès n'est pas qu'un classement: il détermine une diffusion nationale d'envergure, via Mediatransports dans le métro parisien et les gares, et grâce au partenariat inédit avec Libération (quatre dernières pages et quatre unes). Pour les studios et directions artistiques, trois indicateurs méritent un suivi dans les semaines à venir: la déclinaison print du visuel dans des formats contraints (4×3, abribus), la performance de la catégorie Réel IA comme nouveau terrain d'expression, et l'effet de ce triplé sur les briefs entrants liés aux causes sociales — où la brièveté conceptuelle semble désormais primer sur l'argumentaire rédigé.